La Forêt

La forêt de Marly qui ceinture notre Village en est un des principaux attraits. Les Amis de l’Etang ont toujours oeuvré pour protéger cet atout contre les coupes à blanc, les déchets sauvages et autres dégradations.

LES ARBRES REMARQUABLES

Promenez-vous dans la forêt de Marly, vous pourrez y découvrir quelques arbres remarquables dans ses peuplements forestiers !

Ces arbres remarquables par leur âge, leur taille, leur forme ont été recensés par l’Office National des Forêts (ONF). La plupart sont indiqués sur les cartes que l’on trouve sur les panneaux placés par l’ONF aux entrées des promenades. La carte ci-dessus en est un exemple, elle est proposée sur le site de l’ONF pour la forêt de Marly. En plus de ces arbres de l’ONF, nous en avons aussi ajouté quelques-uns que nous trouvions particulièrement beaux.

Ces quelques pages de notre site veulent vous fournir des précisions sur tous ces arbres, nous vous proposons des indications pour les trouver et un petit descriptif pour chaque arbre.

Tout d’abord, chaque arbre remarquable est identifié par une petite icône sur les cartes qui suivent. 

Les icônes que nous utilisons pour identifier les arbres sont censées représenter la silhouette de l’arbre.

La partie de la forêt de Marly au Nord de l’Etang la ville : 

2 chênes,

1 châtaignier,

1 hêtre,

1 pin maritime

La partie Ouest de la forêt de Marly :

2 chênes,

1 châtaignier

La partie de la forêt de Marly au Sud de l’Etang la ville : 

3 chênes,

1 hêtre,

1 châtaigneraie

Publication intéressante

Pour ceux qui s’intéressent au sujet, Books vient de sortir un numéro spécial sur la Forêt

N°99 Juillet-Août 2019

Ponceau de la Forêt de Marly

Un ouvrage de génie civil sur la route royale en forêt de Marly.
On appelle ponceau en génie civil un passage voûté en maçonnerie pour l’écoulement des eaux superficielles. Un tel ouvrage a été construit sous la route royale en forêt de Marly. C’est une construction de très bonne qualité qui enjambe un talweg de direction Sud-Nord. Il est remarquable par ses deux arches construites en grand appareil de pierres de taille de dimension assez conséquente aux claveaux parfaitement ajustés, ce qui lui confère une grande solidité et lui a permis de résister aux dommages du temps.

L’ouvrage est en partie envahi par la végétation. Les arches sont, semble-t-il, ancrées à même le sol, il n’a pas été, toutefois, possible d’effectuer de sondage à leur base. La voûte est construite en deux temps :  un soubassement fait en une maçonnerie de pierraille très compacte, vraisemblablement de grande épaisseur et suivant la pente du terrain. Au-dessus est posée la voûte en petits moellons réguliers disposés en lits successifs. Coté aval, la sortie du tunnel présente une forte pente, deux murs dont un de grande hauteur, construits perpendiculairement évitent un comblement du talweg lors des fortes pluies d’hiver.

 La chaussée posée juste au-dessus du tunnel, légèrement bombée (largeur à vérifier) est composée de pierres de petites tailles disposées de champ, perpendiculairement à l’axe de la route.

Si les deux arches sont bien conservées, avec seulement quelques claveaux légèrement disjoints, la voûte en revanche présente en plusieurs endroits des glissements et des manques de pierres qui nécessiteraient une restauration. Nous n’avons pu observer l’état de la voûte dans la partie centrale car celle-ci est fermée par deux murs en petits parpaings réguliers, celui en amont manque de tomber, il est soutenu par deux madriers. D’après le matériau utilisé pour ces deux murs (petits parpaings de pierre), on peut dater ceux-ci de la fin du 19ème siècle début 20ème.

Étant donné que ce ponceau est étroitement associé à la route royale qui passe immédiatement au-dessus, on peut sans un grand risque d’erreur attribuer sa construction à l’aménagement des axes principaux de la forêt de Marly effectué au 17ème siècle sous le règne de Louis XIV. La construction des deux arches en grand appareil abonde dans ce sens.

Dans l’ensemble ce monument est parfaitement restaurable et mériterait d’être mis en valeur.

Contribution de 

Alain Chambon et  Bernard Henin

L’arche du tunnel coté amont
En partie basse, soubassement en maçonnerie de pierraille compacte, au-dessus la voute en petits moellons réguliers disposés en lits successifs
Coté aval du tunnel avec le haut mur construit perpendiculairement évitant un comblement du talweg lors des fortes pluies d’hiver.
La chaussée légèrement bombée, en pierres disposées de champ.
Cartographie Bernard Henin